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Le vieillissement du cœur et des artères 0

On dit qu’on a l’âge de ses artères et, à quelques exceptions près, c’est exact !

Le drame dans les maladies cardiovasculaires, et l’attaque cardiaque en particulier, c’est la brutalité de l’événement ! On pense que tout va bien, on se sent bien et, brutalement, on est terrassé par la douleur, on panique, pire encore, on meurt subitement. Notre réseau artériel met des années à vieillir et peut rester longtemps silencieux, sans présenter de signes cliniques. Bien sûr, il y a parfois des signes précurseurs, certaines douleurs à l’effort… Mais on les met souvent sur le compte de l’effort, justement.

Bien que le terme cardiovasculaire soit couramment utilisé, il faut mettre l’accent sur le fait que c’est d’abord le système vasculaire qui se dégrade et qui, en provoquant un arrêt de la circulation sanguine et donc une privation d’oxygène, va entraîner des lésions rénales, cardiaques ou cérébrales.

Plus on vieillit, plus nos artères durcissent, c’est l’artériosclérose. Mais, très souvent, ce durcissement s’accompagne de plaques de cholestérol qui adhèrent aux parois vasculaires, et dans ce cas, qui est le cas le plus fréquent, on parle d’athérosclérose ou de maladie athéromateuse. La paroi vasculaire est formée de plusieurs couches de cellules, mais celle qui va subir les premiers dégâts est la couche qui se trouve en contact direct avec le flux sanguin, et qui est constituée de cellules endothéliales. Ces cellules se fragilisent avec le temps et perdent leurs capacités à synthétiser collagène et élastine, deux substances indispensables à la souplesse de l’artère. Celle-ci devient peu à peu rigide et répond de moins en moins aux sollicitations permanentes du cœur qui lui demande de se dilater ou de se rétrécir en fonction des besoins en oxygène de notre corps. Au fur et à mesure que les dégâts s’accumulent, l’inflammation envahit toutes les couches de la paroi artérielle, et une cicatrice se forme sur cette paroi, elle va servir d’ancrage au cholestérol. Celui-ci se dépose, inexorablement, jusqu’à obturer totalement la lumière de l’artère ; la circulation est alors partiellement ou totalement bloquée et la perfusion d’oxygène et de nutriments ne se fait plus en aval. Si ce problème de plomberie se situe au niveau des artères rénales, c’est l’insuffisance rénale ; si c’est au niveau des artères coronaires (les artères nourricières du cœur), c’est la crise cardiaque, dont la gravité dépendra du degré d’obturation ; si ce sont les artères carotides, c’est l’attaque cérébrale (AVC), avec comme conséquence une paralysie des membres du côté opposé à la lésion, avec ou sans aphasie (trouble de la parole). Toutefois, notre organisme a prévu un système de nettoyage du cholestérol qui est mesuré par le taux sanguin de HDL (High Density Lipoproteins), mais hélas, il a aussi un système qui favorise le dépôt de cholestérol et qui est mesuré dans le sang par le taux de LDL (Low Density Lipoproteins).

L’hypertension est une autre conséquence de la rigidité des parois artérielles, elle est évaluée par deux composantes. La pression systolique, qui est le reflet des variations de la pression au moment du pic de la contraction cardiaque ; cette valeur n’est pas constante car elle est influencée par le stress, l’anxiété, la position debout ou assise, l’activité physique et bien d’autres facteurs. Et la pression diastolique qui reflète l’état des artères lorsque le cœur est en phase de remplissage ; elle est plus stable et renseigne plus fidèlement sur l’état de nos artères. La pression artérielle se mesure à l’aide d’un tensiomètre et les valeurs normales sont de 120 mm à 140 mm de mercure pour la pression systolique et de 70 à 90 mm de mercure pour la pression diastolique (ces normes varient d’un pays à l’autre).

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