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Les radicaux libres 0

Le corps humain a besoin d’oxygène pour vivre. L’essentiel de ce qui fonctionne au sein de notre corps utilise de l’oxygène pour produire de l’énergie. C’est cette énergie qui fait fonctionner notre organisme et qui donc nous fait vivre. Cependant, une partie de cet oxygène n’est pas utilisée correctement et cette petite partie d’oxygène produit ce qu’on appelle des « radicaux libres ». Ceux-ci sont néfastes pour un certain nombre de molécules organiques, dont nos protéines ou nos lipides : les protéines deviennent raides et les lipides, rances. Les radicaux libres sont des atomes qui ont un nombre impair d’électrons et donc, forcément, un « célibataire ». On dit de cet électron qu’il est libre puisqu’il ne trouve pas de charge électrique opposée (de proton) à laquelle il pourrait se lier. Un tel électron, de par sa nature, devient sans domicile fixe, il essaie de trouver un partenaire, quitte à en voler un chez le voisin ! Ainsi commence la valse des radicaux libres qui vont de molécule en molécule, en interférant sérieusement sur le fonctionnement normal des cellules. Et les dégâts vont se propager aux cellules voisines. En ce sens, les radicaux libres ont un caractère contagieux, passant leurs électrons célibataires à d’autres victimes. La chaîne des dégâts peut ainsi s’étendre indéfiniment et elle ne sera stoppée que lorsque l’électron aura trouvé un partenaire. Ironiquement, le radical libre le plus fréquent dans notre corps est l’oxygène, cet élément indispensable à notre vie qui, à la seconde où il exerce son effet bénéfique, exerce aussi ses effets délétères.

La plupart des dommages que subit l’organisme en raison de son propre fonctionnement sont largement dus aux radicaux libres. L’une de leurs sources de production est les mitochondries. L’ADN accumule des lésions dues à leur action au cours du temps. Lorsqu’ils endommagent l’ADN mitochondrial, ils entraînent le mauvais fonctionnement de la mitochondrie et en particulier des chaînes respiratoires, qui produisent alors davantage… de radicaux libres.

Les lipides insaturés sont particulièrement vulnérables aux radicaux libres. C’est pourquoi la membrane cellulaire, qui est constituée d’une double couche lipidique, est souvent endommagée. Ceci provoque une mauvaise réceptivité de la cellule. Dans le cœur, ce type de dommages peut conduire à une baisse de la fréquence cardiaque maximale qui va diminuer, de manière régulière, tout au long du vieillissement. Les radicaux libres seraient aussi responsables du vieillissement cérébral. Ils seraient à l’origine de l’accumulation d’un pigment brunâtre, la lipofuscine, qui provient de l’oxydation des phospholipides de la membrane cellulaire. En dénaturant les lipides, ces radicaux libres vont les lier entre eux, ces liaisons croisées, ainsi que la lipofuscine, encombreraient les neurones et perturberaient considérablement la transmission de l’influx nerveux.

Les radicaux libres dénaturent les protéines structurelles, comme le collagène ou l’élastine, en les amenant à se lier les unes aux autres. Ce mécanisme entraîne une perte d’élasticité des tissus et l’apparition des rides, puis leur aggravation.

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