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Les polymorphismes génétiques 0

Nous sommes tous différents. Si c’est une évidence du point de vue morphologique, ça l’est aussi sur le plan métabolique. Bien que l’ADN de chacun de nous soit identique à 99,8 % à celui du voisin, le petit 0,2 % restant, fait que l’on est « unique ». Dans le jargon génétique, on parle de polymorphisme génétique, pour désigner ces différentes variantes du capital génétique. On compte trois milliards de nucléotides (l’unité de base de l’ADN), et en moyenne un nucléotide sur mille diffère d’un individu à l’autre. Si l’une de ces différences se retrouve dans plus de 1 % de la population, on la désigne sous le nom de SNP, ce qui veut dire en anglais, Single Nucleotide Polymorphism.

On a déjà identifié plusieurs millions de SNP, responsables de la couleur des yeux, de la corpulence, mais aussi de la potentialité à contracter certaines maladies. Déterminer le profil des SNP permet de définir des groupes d’individus à risque pour certaines maladies et d’adapter leur alimentation et leur traitement éventuel. Grâce à des techniques nouvelles, notamment les puces à ADN, on est en mesure d’examiner, en une seule fois, plusieurs centaines de milliers de SNP chez un individu, pour ainsi définir un « génotype », c’est-à-dire la composition génétique complète, celle qui va être transmise à sa descendance, et qui peut comporter des prédispositions à contracter certaines maladies.

Néanmoins, ça n’est pas pour autant qu’on puisse dire qu’un polymorphisme est bon ou mauvais en soi : il dépend entièrement de l’environnement dans lequel il survient. Par exemple, de nombreux polymorphismes vont être favorables ou défavorables en fonction de notre alimentation. C’est ainsi que les différents génotypes humains expliquent la variabilité des réponses individuelles aux facteurs environnementaux : l’alimentation, les médicaments, les polluants… et leur influence sur notre longévité.

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