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La bonne nouvelle ! Une synthèse des études, portant sur plus d’un million de personnes, démontre que la consommation quotidienne d’alcool – deux verres de vin rouge, pour les hommes, et un verre pour les femmes –, est associée à une réduction de 20 % du risque de mortalité. Cet effet protecteur est dû à l’augmentation du bon cholestérol (HDL), ce qui permet de diminuer le taux du mauvais cholestérol (LDL), dans la circulation, et donc de réduire la formation de plaques d’athéromes. L’alcool améliore le contrôle de la glycémie – taux de sucre dans le sang –, et a des propriétés anticoagulantes et anti-inflammatoires. Tous ces facteurs contribuent à la diminution du risque des maladies cardio-vasculaires.

La mauvaise nouvelle ! À des quantités plus élevées, cet effet protecteur disparaît, pour laisser place à une hausse importante du risque de mortalité, surtout chez les femmes (Béliveau).

Mais ce n’est pas tout, l’excès d’alcool augmente l’incidence de certains cancers (bouche, larynx, œsophage, colon, foie, sein). L’agent cancérigène n’est pas l’alcool mais un produit qui est issu de son métabolisme : l’acétaldéhyde. Chez les personnes qui associent le tabac à l’alcool, la quantité de ce métabolite cancérigène peut être augmentée de 700 %.

Une étude, réalisée auprès d’un million de femmes, indique que la consommation d’alcool, autre que le vin, augmente de 18 % le risque de cancer de la bouche. Mais chez celles qui ne consomment que du vin rouge le risque est ramené à 7 %. Néanmoins, il faut prendre en compte le contexte alimentaire qui modifie considérablement la réaction de l’organisme face à l’alcool. Par exemple, un déficit en oméga-3 et un excès d’oméga-6 augmente de cinq à dix fois la quantité de radicaux libres cancérigènes, produits par l’alcool.

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