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On mange trop ! L’impact calorique met notre système digestif à rude épreuve, et ce travail excessif se retrouve tout au long de la chaîne jusqu’au niveau cellulaire. Il entraîne un pic inflammatoire et oxydatif qui a pour conséquence le raccourcissement accéléré des télomères. Nos milliards de cellules dépendent d’une bonne nutrition pour faire leur travail, éliminer les substances toxiques, réparer les dégâts de l’ADN et, finalement, nous garder en bonne santé. Pensez à votre dernier repas gargantuesque, celui de la Saint Sylvestre par exemple. Comment vous sentiez-vous juste après ? Léthargique, fatigué ? Prêt à courir ? Sûrement pas ! Peut-être commenciez-vous à regretter d’avoir trop bu, d’avoir pris une portion de trop de ce merveilleux chocolat. Apprendre à moins manger n’est pourtant pas si difficile.

L’impact de la prolifération des aliments industriels hypercaloriques est catastrophique pour la santé. Les gens ont pris l’habitude de trop manger, explique Bärbel Knäuper, professeure adjointe au McGill University’s Health Psychology Laboratory (Montréal). Ils ont mangé un peu trop la veille et l’avant-veille ; en fait, cela fait probablement déjà un moment qu’ils mangent un peu trop chaque jour. Nombreuses sont les personnes qui ne sont pas conscientes qu’elles consomment plus de calories qu’elles n’en brûlent ; tout simplement parce qu’elles ne savent pas combien elles en brûlent quand elles font de l’exercice, combien il y en a dans les aliments qu’elles ingèrent, et combien elles devraient en ingérer chaque jour. En outre quand on mange trop vite, le cerveau n’a pas le temps d’enregistrer le message de satiété que lui envoie le corps (Béliveau). On pense avoir encore faim quand ce n’est pas nécessairement le cas ; il faut en effet un certain temps à l’organisme pour signaler au cerveau qu’il a suffisamment mangé. Si donc on accumule trop de calories et que l’on est sédentaire, on est sûr de prendre du poids et surtout de la graisse abdominale. Manger moins reviendrait à résoudre une partie de l’équation. L’exemple de la restriction calorique est frappant. On a largement démontré qu’une restriction calorique d’environ 50 %, associée à un respect des quantités de nutriments essentiels, entraînait une augmentation substantielle de la longévité, du moins chez les singes et les souris. Chez l’homme, l’expérimentation est plus compliquée ; mais on a constaté que la plupart des centenaires adoptent un certain niveau de restriction calorique. Reste à savoir pourquoi la restriction calorique augmenterait la longévité…

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