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Notre homéostasie, notre équilibre vital, est sous le contrôle de notre système nerveux autonome (ou végétatif). C’est de lui dont dépend notre santé, car il gère toutes les régulations. Toutes nos fonctions vitales sont sous sa dépendance (respiration, température, vigilance, rythme cardiaque, régulation hormonale, etc.) ; elles demeurent indépendantes de notre volonté. De plus, toutes ces fonctions sont interdépendantes. Ce qui veut dire que, si l’une voit un de ses paramètres modifié, les autres s’adaptent aussitôt, et de manière automatique, à cette modification. Seule la respiration est, dans une certaine mesure, une fonction que nous pouvons modifier par la volonté : nous pouvons l’amplifier, la ralentir, et même la bloquer pendant un certain temps, mais il y a un seuil (l’asphyxie) où ce contrôle nous échappe. Néanmoins, il nous reste possible d’influer sur notre système nerveux végétatif, en passant par la respiration. C’est ce que font les différentes pratiques de méditation. Entre autres, elles équilibrent, et harmonisent, nos systèmes nerveux sympathique et parasympathique, en nous procurant, le matin, un niveau de cortisol très élevé (indispensable à la reprise de nos activités d’éveil), et, pendant la nuit, un niveau de mélatonine maximum (tout aussi souhaitable pour la qualité de notre sommeil).

La méditation a fait l’objet de plus de 2 500 articles, publiés dans les plus grandes revues scientifiques. Aujourd’hui, plus de soixante-dix des cent vingt-cinq écoles américaines de médecine proposent des cours de méditation ; parce que, depuis 1958, beaucoup d’études montrent que cette pratique a des effets bénéfiques puissants sur la santé. La première expérimentation importante a été conduite, à l’Université Harvard, par le cardiologue Herbert Benson, qui ne croyait pas que la méditation puisse réduire l’hypertension. Quelques semaines après avoir commencé les tests, il a constaté, non seulement une réduction importante de la pression sanguine, mais aussi une diminution du taux de cholestérol, des douleurs chroniques, de la dépendance aux drogues et de l’anxiété.

Une autre étude, menée par le Dr David Orme-Johnson, et publiée dans la revue “Psychosomatic Medicine” en 1987, a démontré que chez les « méditants », les consultations médicales diminuent de 44 %, les maladies cardio-vasculaires, 87 %, les maladies infectieuses, 30 %. Les dernières recherches en psycho-immunologie, dont les résultats ont été publiés fin 2003, ont été effectuées par le Pr Richard Davidson, directeur du Laboratoire d’imagerie cérébrale de l’Université du Wisconsin, et Jon Kabat-Zinn, avec des groupes d’étudiants. Elles démontrent qu’un programme d’entraînement à la méditation, même court, a une influence positive sur le système immunitaire, parce qu’il permet de réguler le centre cérébral des émotions.

Les techniques de méditation peuvent aussi provoquer un ralentissement du raccourcissement des télomères, parce qu’elles réduisent le stress cognitif (mental). D’autres chercheurs obtiennent des résultats, tout aussi positifs, sur les performances cognitives et la capacité à se concentrer.

Dans une étude récente, à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), des psychologues ont sélectionné deux groupes d’étudiants et les ont suivis grâce à un scanner spécial (IRM) qui permet d’étudier l’activité cérébrale. Le premier groupe a régulièrement pratiqué la méditation, dite de pleine conscience, alors que le deuxième groupe ne la pratiquait pas. Les scanners pratiqués sur le groupe de méditation montraient une grande activité cérébrale au niveau du cortex préfrontal droit et en même temps un effet calmant au niveau de l’amygdale (une zone du cerveau qui gère les émotions), ce qui démontre la capacité de la méditation à faire appréhender les émotions d’une manière plus détachée.

Une autre étude, présentée à un congrès de l’American Heart Association, a démontré que des patients, atteints de rétrécissement des coronaires (les artères du cœur), qui pratiquaient la méditation avaient moitié moins de risques de faire une attaque cardiaque, un AVC, ou de mourir du fait d’une de ces causes, par rapport à ceux qui ne la pratiquait pas.

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